Écrit le 17 mai Que dit le bébé hérisson quand il recule sur un cactus ? C’est toi, maman ? Partis de City of Rocks hier, nous avons roulé vers Tombstone, petite ville au sud de l’Arizona. Nous avons campé dans un RV park à quelques kilomètres de la ville. Comme d’habitude, nous étions les seuls dans la partie réservée aux tentes et les seuls aussi à prendre le souper à l’extérieur. Le temps est devenu gris mais nous avons soupé sous l’auvent et joué une partie de cartes avant que la pluie ne commence vraiment pour une partie de la nuit. Au matin, seul vestige de cette ondée : la nappe sur la table de pique-nique mouillée. Ce matin, direction Tucson, Arizona, pour une tournée au Saguaro State Park. Avant de nous rendre au parc, nous visiterons Tombstone qui est une reconstitution d’une ville du far-west. Beaucoup de boutiques, peu d’achalandage puisqu’il est tôt et que nous voyageons en basse saison, le site est très touristique mais bien aménagé. On y présente des artéfacts du far-west et de la fameuse bataille de OK Corral. Si ce célèbre combat ne vous dit rien, ne vous en faites pas, moi non plus… Ce fut tout même une visite qui nous a permis de nous délier les jambes et j’ai trouvé un t-shirt jaune avec des Kokopelli dans une boutique. (Reprise du récit le 18 mai) De toute évidence, je crois bien que nous avons basculé du côté de l’été. Nous avons franchi la ligne du 100F – j’aime bien ici parler de degrés Farenheit, 100F cela nous donne l’air d’avoir vraiment très chaud, alors que 37,8C, cela ne donne pas la même impression. Oui, France, tu aurais bien chaud mais ce merveilleux décor vaut toute la sueur qu’il nous donne; je suis plutôt contente d’être encore trop jeune pour la ménopause… Pour visiter le Saguaro State Park, on parcourt une boucle de 9 miles en automobile; on peut faire quelques arrêts et des trajets de randonnée pédestres nous sont fournis. Malgré la chaleur accablante, nous avons pris notre courage à deux mains et quelques litres d’eau et parcouru le plus court des trajets proposés (400 mètres). C’était bien assez comme exercice de réchauffement. Le Kokomali indique 43C et nous filons vers Picacho state park ou nous passerons la nuit. Arrivée au camping de Picacho, tous les sites sont libres, nous avons le choix comme d’habitude et nous serons seuls comme d’habitude et nous serons très heureux de cette situation, comme d’habitude. Le ranger nous dit que c’est la basse saison et que c’est moins chaud aujourd’hui qu’il y a quelques jours, il ne fait que 98F et il est 15h00. Inutile de vous dire que nous avons limité nos activités à prendre quelques douches rafraîchissantes et chercher l’ombre. Souper vers 19H00 et dodo vers 21H00. Nous avons installé la moustiquaire derrière le West et laissé le hayon ouvert. Nous avons dormi la têtes dans les étoiles et dans la brise légère. Debout vers 6H30, départ vers 8H00 (il fait déjà 29C), nous nous dirigeons vers Yuma, la nouvelle coqueluche des « snow birds » .
Arrivés à Yuma dans une chaleur merveilleusement accablante puisque le camping que nous avons choisi est "déserté" et il y a une piscine et un spa... ouverts 24 heures par jour. Merveilleux de voyager en basse saison: tout le monde est parti car il fait trop chaud.
Photos du jour: http://picasaweb.google.fr/Maripilise
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Mardi le 15 mai 2007, 15h30. Je suis assise sous un grand chêne, il fait 31C à l’ombre – du moins c’est ce que nous dit le thermomètre du Kokomali – nous sommes au repos dans la ville des rochers, un petit oiseau marche vers moi en dodelinant de la tête, Cécile, la femme-orchestre écrit ses mémoires, fait des Sudoku et prend des photos de son chum, Pierre mange des cashews et attend l’heure de la bière et Marie, aussi surprenant que cela puisse paraître, est assise tranquille à côté de moi depuis au moins 5 minutes. Elle vient de se lever et entraîne Pierre dans une de ses folies d’enfant : elle cherche avec lui un moyen de grimper sur un immense rocher totalement inaccessible. Agaçante comme une mouche, elle rigole et me fait croire qu’elle y retournera après le souper pour une dangereuse grimpette. Un vent léger assèche notre sueur, nous venons de parcourir environ 3K au soleil dans le plus grand désert de l’Amérique du Nord et au contraire de ce qu’on pourrait penser, les déserts peuvent être faits d’autres choses que de sable et de mirages. Le sentier que nous suivions était envahi de fleurs de toutes les couleurs; aux abords de la piste, des cactus en abondance, parfois un lièvre qui vient nous taquiner et à l’horizon une vue imprenable sur des montagnes chauves et une ville de rochers. Un petit clin d’œil aux lectrices de Diana Gabaldon : le paysage fait penser à Stonehedge. Pour un autre type de lecteur, disons qu’il se peut qu’Obélix dans une folie passagère ait décidé de construire un drôle d’aménagement paysager. Lorsque vous marchez et tournez la tête dans un rayon de 360 degrés et que peu importe ou vous regardez, c’est merveilleusement beau, vous savez que vous êtes chanceux de vivre et vous avez envie de remercier la vie de ce qu’elle vous apporte. « City of rocks » est un state park dans le désert du Chihuahuan. Les rochers que vous verrez sur les photos proviennent de roches volcaniques et les montagnes au loin empêchent la pluie de tomber dans le désert ou nous campons. Il semble qu’il n’y ait que 15 pouces de pluie par année dans ce parc. Cet endroit tenu secret dans les guides touristiques nous a été suggéré par un homme que nous avons rencontré au camping « Oasis state Park ». Beau détour dans une nature arride et inhabituelle. Ce matin, nous avons réglé des problèmes avec la bonbonne de propane que nous avions fait remplir hier. Des personnes plutôt incompétentes l’ont trop remplie ce qui nous donne des problèmes d’odeur et donc, d’écoulement de gaz. Marie n’aime pas ça du tout… Je pense que Cécile a raconté l’histoire complète sur son blogue. Bon je quitte « for a little nap ». Après environ une demi-heure de dodo, j’ouvre les yeux sur une nature totalement différente, l’horizon s’est assombri dangereusement, il pleut dans les montagnes au loin et le vent s’est levé. Nous avons commencé à cuire le souper dehors mais Pierre nous propose d’élaborer un plan B dans l’éventualité d’un orage… Un orage dans le désert, c’est pas ce que le dépliant nous annonce! Marie et moi sommes certaines que l’épisode de mauvais temps se résumera à une tempête de vent et de sable. De toute façon, il vente si fort que le poêle au propane n’arrive pas à faire bouillir l’eau des pâtes. On commence donc à rempiler nos affaires et nous invitons nos amis à une réception intime – très intime même – dans le Kokomali. On fait si vite, qu’on réussit à s’intaller dans le West avant que… la pluie commence… La nature, si avare d’eau dans cette région, nous offre pour notre passage un déluge comme on n’en voit peu. Et Marie qui se voyait au jardin des oliviers pendant notre marche de l’après-midi! Un peu bibliques, ces coĩncidences. Nous mangerons un délicieux plat de pâtes au pesto accompagné d’un shiraz et d’un cabernet sauvignon californiens et passerons la soirée à jouer aux cartes. La température est passée de 31C à 12C au moment d’aller au lit. Photos du 15 mai : http://picasaweb.google.fr/Maripilise
Note pour Ginette: Cécile reçoit bien tes messages.
Merci de nous lire et nous lisons tous les commentaires aussitôt que nous avons une connexion Wi-Fi. |
(Écrit par Marie en roulant vers Deming le 14 mai 2007) De Carlsbad New Mexico à Deming New Mexico environ 400 km. Quelques détails techniques pour ceux que cela pourrait intéresser. Le Kokomali et l’Escargot communiquent très bien par la voix des walkie-talkies, cela facilite la tâche des conducteurs qui doivent se suivre. Le coût des terrains de camping, prohibitif au début de notre voyage, a grandement diminué; à titre d’exemple, 2 jours sur un site dans un RV Park à Carlsbad nous ont coûté 33.30$ . Le site assez isolé des autres campeurs comprenait les services suivants : piscine intérieure chauffée, salle de jeux, laverie propre, salle de bain avec douches non-payantes, séchoirs à cheveux, connection Wi-Fi illimité, un kit promotionel pour voyageurs comprenant une multitude d’articles de toutes sortes nous a été remis gratuitement, des BBQ étaient à notre disposition et un accueil très chaleureux des employés de la place qui nous ont renseigné sur plusieurs aspects de la région. Pas pire pour 4.15$ par personne par jour. Hier le 14 mai était le début de notre programmation pour nos visites et cette première ne nous a pas déçues loin de là. Les cavernes de Carlsbad se retrouvent dans le désert de Chihuahuan près de l’impressionnante chaîne de montagne de Guadalupe. Ces cavernes comportent un réseau de chambres souterraines gigantesques et de formations rocheuses toutes aussi impressionnantes les unes que les autres. Nous décidons de découvrir 2 secteurs : soit le Natural Entrance Route et le Big Room Route qui sont tous 2 des routes auto-guidées qui prennent environ 1 :30 à 2 heures de randonnée chacune. Entrer dans ces cavernes, c’est comme découvrir un autre monde. Le Natural Entrance nous fait descendre à plus de 750 pieds de profondeur par un sentier abrupt et sinueux ou les hirondelles qui nichent aux abords nous accompagnent. C’est aussi à cet endroit ou on peut y observer le soir des milliers de chauves-souries sortir pour aller se nourrir. Il y a plus de 19 miles de fils électriques et plus de 1000 ampoules pour éclairer notre chemin et pour mettre en évidence les couleurs et structures magistrales qui se révèlent sous nos yeux . Nous demeurons ébahis par ce spectable naturel et nous découvrons à chaque détour le monde d’Alice au pays des merveilles. (Écrit plus tard dans la soirée) Aujourd’hui, beaucoup de chemin à parcourir et nous découvrons un paysage aride et désertique qui nous mènera 400K plus à l’ouest. Nous trouvons un camping peu dispendieux à Deming et nous partirons demain pour la City of rocks.
Photos: http://picasaweb.google.fr/Maripilise Dodo et à demain |
Photos: http://picasaweb.google.fr/Maripilise
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« Êtes-vous des clients de l’hôtel ? » (La conversation se déroule en anglais mais je traduirai pour nos amis un peu moins bilingues.) Comme nous avions répondu non, il nous avertit que l’utilisation de leur réseau sans fil est interdit aux intrus. Nous lui répondons que nous déguerpissons au PC (sans jeu de mots…) et Cécile continue à écrire son texte pendant encore quelques minutes. Comme il trouvait que nous mettions un peu trop de temps à décamper (avec un jeu de mots, cette fois-ci), il est parti chercher du renfort en la personne d’une matronne texane au sourire de bulldog. Nous détalons comme des « tortues » (avec un west, c’est bien difficile de faire autrement) quant la gente dame nous apostrophe, Marie et moi dans notre Kokomali, (l’Escargot avait pris la poudre d’escampette en faisant presque crisser les pneus, il se trouvait à au moins 3 mètres de nous. « J’ai pris vos numéros de licence et j’ai mis la police après vous. C’est un vol d’ondes. » dit-elle d’un ton peu amène. Comme nous quittons le Texas dans l’heure qui vient, cela ne nous a pas inquiété outre mesure mais nous a donné une bonne leçon pour l’avenir : si tu squattes, fais-le discrètement.
Le Kokomali roule plein soleil vers le Nouveau-Mexique avec une belle Marie en cuisses et en bras jusqu’aux épaules, vêtue d’un short marine et d’une blouse blanche. Ce que nous retiendrons du Texas : les plaines à perte de vue, les scissortails flycatcher sur le terrain de camping, en cours de route, un vol d’une centaine d’hirondelles devant notre pare-brise, nous rappelant un film très connu, notre premier petit cactus cueilli par Marie lors de sa marche hier, la course d’une centaine de bouvillons venus nous saluer lorsque nous nous sommes approchées de leur clôture, (la température vient de monter à 32.5C), les bondieuseries sur des affiches du genre « Christian Crossing », « Jesus loves you » « Catholic super store » , « Jesus is watching you upstairs », la décrépitude et la vétusté des maisons et des bâtiments nous faisant croire à des villes fantômes et la joie de savoir que nous approchons de la région que nous avions ciblée pour notre voyage. Plus que 400K pour Carlsbad Caverns. Je ferme le portable qui me garde un peu trop les cuisses au chaud.
Ecrit en route : De Portales, New-Mexico à Carlsbad, New-Mexico, le 12 mai 2007 Carnet de bord du Kokomali, suite du 11 mai 2007. Journal à 4 mains : les 2 mains de Lise sur le volant et celles de Marie sur le clavier. Bonne nouvelle, il n’y a pas eu de suite à l’incident du bulldog, les policiers du Texas, ne nous ont pas appréhendés. Un commentaire de Pierre : « Lise n’aurait pas détesté un cours séjour dans une prison Texane à condition que le Wi-Fi soit disponible » Comme nous nous apprêtions a quitter le Texas, Marie aperçoit sur sa droite un champs de détritus, genre cours à scrap; mais en regardant plus attentivement elle se rend compte qu’il s’agit en fait, d’un tapis de bœufs : des milliers de bouvillons entassés les uns sur les autres qui attendent le couperet. De ces champs de viande sur 4 pattes, il y en aura plusieurs autres jusqu’à notre arrivée au Nouveau Mexique. Nos GPS nous emmènent dans un parc d’état du Nouveau Mexique. Nous sommes éblouis par la beauté du paysage et totalement dépaysés. Les photos que nous joignons à cet écrit en font foi. Nous ne sommes plus qu’à 300km de Carlsbad et nous avons l’impression de commencer vraiment notre périple. Pour 24$ nous aurons droit à un site pour 4 personnes qui accomodera nos deux véhicules, fournira l’eau courante et l’électricité et une très grande table couverte d’un chapiteau installée sur une dalle de béton. Ajouté à cela un soleil de fin d’après midi, une brise légère qui chasse les moustiques, un concert de chants d’oiseaux multicolores, une bonne bière froide, et vous comprendrez notre félicité. Ici commence un nouveau voyage.
Photos du 10 et du 11 mai: http://picasaweb.google.fr/Maripilise
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Fantastique, nous avons trouvé une formidable connexion Wi-Fi qui ne nous jette pas dehors à tout moment. Alors là, on peut mettre à jour nos photos de trajet et autres photos, lire nos messages. Vous pouvez donc cliquer à droite sur les Cartes du trajet, elles sont à date. De plus voici un lien vers d'autres photos de mon historique cours de Poupou 101: http://picasaweb.google.ca/Maripilise/PhotosDu9Mai 10 mai: De Tulsa Oklahoma à Shamrock, Texas La photo partiellement en noir et blanc que vous voyez aujourd'hui a été prise hier lors de notre départ de Pizza Hut en Oklahoma. Après avoir fait provision de sel et de cholestérol pour la journée (petit-déj dans un resto américain), nous avons roulé jusqu'au Texas. Nous n'avons pas été impressionnées par l'Oklahoma, les aires de repos sont très ordinaires. Quand on a franchi la frontière entre les deux états, un changement radical de végétation s'est fait sentir.... Bon mes compagnons de voyage s'impatientent un peu, ils trouvent que je prends un peu de temps. Suite de nos histoires au prochain épisode avec d'autres photos
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9 mai 2007, Meramec Park, Missouri vers Tulsa, Oklahoma, 534K, détours compris. (Marie vous raconte) Ce matin, Lise, armée de ses « clogs » bleu gomme baloune, de sa casquette portée palette vers l’arrière, de ses gants de chirurgien et d’une bonne dose de courage, va suivre sa première leçon de vidande de « poupou » avec nulle autre que Pierre, le maître incontestable de la « p’tite peanut ». Je me bidonne en les regardant, c’est indescriptible… Je laisse à l’imagination de ceux et celles qui connaissent bien Lise la possibilité de recréer la parfaite situation de « pipi-caca » de sa vie. (Petite note de Lise : Toi aussi Josée, ça te fait rire : regarde les photos pour rigoler en masse.) Il me suffit de vous dire que Lise a plus de facilité en informatique qu’en vidange de vous-savez-quoi… Le paysage s’est transformé : plus de vallonnements, des prés verdoyants sont parsemés de taches noires, les fameux bœufs Angus des USA. Un peu de pluie en cours de route, beaucoup de chaleur humide. Notre fin de journée a été plutôt ardue lors de notre recherche pour un arrêt nocturne :
(Lise reprend le crachoir) 19H00, le lunch est très très loin et Pizza Hut est tout près. Résolution de problèmes efficace. Le jeune serveur nous ayant pris en affection, en cours de conversation, comme nous lui demandions des renseignements concernant les endroits pour dormir, il nous offre d’occuper le stationnement du restaurant : double place de parking sous les arbres. Et nous voilà squattant Pizza Hut après avoir squaté un réseau sans fil à deux coins de rue de là pour publier quelques pages du récit de notre aventure. Une nuit fort bruyante mais qui ne grèvera pas notre budget. Nous finirons pas dormir quand même après avoir enfoncé des bouchons dans nos oreilles. Comme nous n’avons pas pu ouvrir le toit (parking public oblige), nous avons eu un peu chaud au début de la nuit. Je trouve quand même que nos corps s’habituent très bien à ce nouveau rythme de vie. Nous sommes toujours heureuses de lire vos commentaires bien que nous n’ayons pas pris beaucoup de temps pour répondre. Depuis la rencontre avec nos compagnons de voyage à Weedsport, il faut dire que nous avons ressenti l’urgence d’arriver dans les régions que nous voulons visiter. Nous roulons beaucoup, sans prendre vraiment le temps de relaxer, mais comme dirait le loup de l’histoire bien connue : « …mais c’est pour mieux relaxer plus tard mon enfant ». J’écris présentement pendant que Marie, très sérieuse, s’est déguisée en chauffeur de Westfalia. La temps est gris souris mais le moral est bon. |
8 mai 2007, Camions rouges, camions blancs, camions gris, champs jaunes et terres de café au lait, affiches publicitaires de toutes les couleurs, l’Escargot nous précède rythmant le parcours de cette traversée de l’Illinois. Marie est au volant et je reprends le récit de nos aventures.10H00 et il fait déjà 30C. Un voile de chaleur se dépose sur la végétation qui borde l’autoroute. Une route, une plaine, et nous devons faire plusieurs arrêts pour vaincre la monotonie du parcours. Nuit plutôt bruyante, le camping étant situé en bordure d’une route à circulation élevée. Il s’agissait d’un camping pour retraités, nous avons vu là des « VR » d’une obésité morbide, collées les unes sur les autres comme s’il ne faisait pas assez chaud à Indianapolis. Nous occupions, avec nos deux petits West tout l’espace réservé aux tentes.Belle pelouse, des arbres, un lac oèu amerrissent les bernaches et ou il est permis de pêcher sans pouvoir cependant déguster les prises. Prière de remettre à l’eau. (Marie reprend le crayon et Lise le volant) Cécile est une effeuilleuse. D’heure en heure, elle abandonne ses habits du Québec pour ceux du Sud. Lors de la pause du dîner, elle est sortie de l’Escargot en petit débardeur de coton. La température ne cesse de grimper et il n’est que 13H00. Nous avons gagné une heure en passant la frontière entre l’Indiana et l’Illinois. Une bonne salade d’épinards et nous revoilà sur la route, le bitume se déroulant sous le Kokomali pendant que les secondes, les minutes et les heurent s’égrainent. Les camions et les fardiers dominent la route, mon estimation est de une voiture pour trois gros transporteurs, même si Lise croit qu’il y en a moins. Après être entré au Missouri, nous passons près du centre de St-Louis et voyons sa fameuse arche et son architecture osée. Les filles ont conduit comme des as du volant dans ce maelstrom de routes, de sorties et de bretelles. Pierre me dit par le biais du walkie-talkie qu’elles vont avoir droit ce soir à une petite récompense… De quel ordre…? Reste à voir. 34.5C, même l’air climatisé a chaud… Je crois que nous avons trouvé une solution pour nos « endormitoires » d’après dîner : 2-3 carrés de chocolat noir et le tour est joué. Un salut à Ginette et merci pour ses chocolats Eddy Laurent. Nous arrivons au « Meramec State Park », équivalent de nos campings provinciaux en beaucoup moins dispendieux (9$ pour un site qui nous accueille tous les 4 avec nos 2 Wests). Bonheur totale, nature opulente, tranquillité (6-7 sites sont occupés), soleil, on sue à grosses gouttes, il fait 33C. On tire l’auvent du Kokomali et on s’installe pour une « tite frette » bien méritée. Au menu ce soir : saumon au citron en papillottes, asperges à l’étuvée, riz basmati et vin blanc frais (note pour Hugues :Pinot Grigio, Luna di Luna, acheté par Lise seulement à cause de la couleur jaune de la bouteille). Les moustiques se tiennent à carreau dans le soleil décroissant. J’ai le temps de faire une petite exploration des lieux et j’ai la chance de rencontrer quelques jeunes cerfs aux abois dans une forêt en contraste total avec la forêt boréale.
A mon retour, Cécile et Pierre avait du évincer de notre site un visiteur indésirable qui s’apprêtait à dévaliser leur Westfalia. J’ai réussi à le prendre en photo ce petit coon à lunettes. 21H30, heure du centre des USA, dodo.
Photos du Jour: http://picasaweb.google.fr/Maripilise/PhotosDu8Mai |
Hier, une belle journée ensoleillée « but a little bit chilly ». Nous testons nos goûts en matière de voyage Westfalien. C’est la première fois que nous faisons un aussi long trajet et aussi la première expérience avec Cécile et Pierre. Nous avons terminé cette journée, le « trou d’cul en dessous du bras » (comme aurait dit Yvon). 575K tout en faisant du camping (plier et déplier les bagages, faire la bouffe etc.), c’est beaucoup. Si on veut profiter de nos vacances, il faut prendre ça plus « easy ». Nous avons eu une connexion Wi-Fi au camping Maple Lakes de Seville en Ohio. Malgré la fatigue, Cécile et Marie nous ont concocté un festin de pâtes au pesto; Cécile a utilisé son cadeau de retraite pour l’occasion. Formidable ce poêle de camping…Nous avons aussi trouvé le courage de nous laver. Couchés tôt, vive les chaufferettes au propane. Aujourd’hui, fait nouveau : Cécile a la permission de conduire le West. Pierre l’a fait pratiquer hier sur le terrain de camping désert. Permis temporaire, élève au volant, ne peut conduire seule. Plus nous roulons, plus il y a de feuilles sur les branches des arbres. Nous avons aperçu une famille d’amish qui labouraient les champs à l’ancienne.Le paysage est la plupart du temps bien ennuyant sur ces autoroutes américaines bien entretenues. Vitesse de croisière 100-105K. Nous campons à Indianapolis ce soir. Nous avons rangé les chaufferettes et ouvert les fenêtres et le toit. Il est 22H00 et il fait encore 22C. Je publie et je vais me coucher.
Photos du jour: http://picasaweb.google.fr/Maripilise/PhotosDu7Mai
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Mauvaise nuit, matin rieur. Roulez vers le sud, c’est rouler vers un printemps éclaté et comme nous venons de quitter la neige de Ste-Brigitte, on s’est cru en été. « On a apporté la chaufferette pour rien » ai-je dit à Marie. Et nous voilà au dodo, emmitoufflées dans nos couvertures, le bout du nez froid, à se demander si l’une de nous devrait se lever pour installer la chaufferrette inutile. Finalement, c’est trop de trouble, on dormira dans la chaleur humaine. Réveil de Marie vers 8H30 : le call du pipi… Elle décide donc de ne pas utiliser les toilettes sèches qui sont comme des toilettes sèches… très puantes. Elle revient vers le véhicule, lorsqu’un homme sorti de nulle part engage avec elle une conversation dans un français approximatif. C’est un garde de « Parcs Canada », il ressemble vaguement à Yvon avec sa belle barbe blanche. « Serait-il possible pour vous de déplacer votre véhicule dans le stationnement » lui demande-t-il très gentiment. « J’attends un groupe de visiteurs ». Marie de lui répondre : « Pas de problème, c’est ce que nous nous apprêtions à faire pour le petit-déjeuner. » La conversation se poursuit un peu sous le signe de l’affabilité. Avant de la quitter, le guide lui dit : « Ah, au fait…les toilettes publiques sont ouvertes… » Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris d’apprendre que j’en ai ri pendant au moins 5 minutes sans arrêt et que j’en ris encore rien que de penser que Marie a montré ses fesses blanches à un garde du parc. Pipi-caca, vraiment y rien de plus drôle. Nous avons franchi la frontière en 5 minutes. J’imagine que deux madames, dont une aux cheveux blancs, ça n’a pas semblé bien dangereux à la belle douanière. Chose surprenante, j’arrive à taper ce texte malgré mon mal des transports. Marie a mis le « cruise » du Kokomali à 110 K, (oui, Renée nous adopterons ce nom pour le West) le soleil brille, nous souperons avec Cécile et Pierre dans quelques heures et la vie est belle. Je termine ce texte que je publierai demain pendant que Cécile et Pierre vont la vaisselle dans la froidure. Nous les avons invités pour souper, après les avoir rencontrés par hasard à la même station d’essence peu avant d’arriver à notre lieu de rendez-vous. Il n’y a pas de hasard. Nous chauffons le Kokomali et invitons nos amis pour une petite partie de cartes du samedi soir. (Finalement pas de partie de cartes, on se couche tôt) Dimanche 6 mai, Riverforest Park, Weedsport, tout près de Syracuse, NY. J’ajoute un petit commentaire concernant le camping choisi : aucun arbre, beaucoup de RV qui semblent être là à demeure, une seule tente (faut dire qu’il a fait 5C cette nuit), pas de toilette ni de douche (en réparation) et on nous demande 25US$ chacun. Après négociation et marchandage de la part de Marie, nous ne paierons que 15US$ chacun. C’est bien assez.
A partir d'aujourd'hui, si vous voulez voir nos trajets quotidiens, vous pouvez cliquer sur le lien à droite: "Cartes du trajet"
Photos du 4-5 mai http://picasaweb.google.fr/Maripilise/Photos4Et5Mai2007 |